Clublied
Les vérolés
Studentencodex 1996, p.78
| De l’hôpital la vieille pratique, Ma maîtresse est une putaine Dont le vagin syphilitique Infeste le quartier latin. Quartier latin ! Mais moi, vieux pilier de l’école, Je l’aime à cause de son mal, Oui ! De son mal ! Nous somm’s unis par le vérole Mieux que par un lien conjugal (ter) Nous transformons en pharmacie Les lieux sacrés de nos amours, La valériane et la charpie S’y manipulent tour à tour. Oui, tour à tour ! Tandis qu’avec de l’iodure, Ma femm’ se fait des injections, Des injections ! Avec du chlorur’ de mercure, Moi, je me fais des frictions (ter) Goutte à goutte, de sa matrice, Comme d’un alambic fêlé Son urine suinte et glisse, Le long de son cul tout pelé. Oui, tout pelé! Son con est une casserole, Où fermentent en écument, En écument! La chaude pisse et la vérole, En leur fétide accouplement. (ter) Ses cuiss’s ont des reflets verdâtres, Ses seins sont flaques et flétris. Au sommet, les morpions noirâtres, Sur le fumier ont fait leur nid! Oui, fait leur nid! Mais moi, j’aime mon amante, Et je voudrais jusqu’à demain, Jusqu’à demain! Lécher de mes lèvres brûlantes Le chancre de son vieux vagin. (ter) Délassement de l’innocence, Je regarde chaque matin Si quelque nouvelle excroissance Ne vient pas orner son vagin; Oui, son vagin ! Tandis qu’avec un oeil humide, Elle jette un timide regard, Timide regard! Sur mon corps que les syphilides Ont taché comme un léopard. (ter) Et quand viendra l’heure dernière, Où nous serons bouffés d’ morpions, Unis dans un dernier ulcère, Ad patres gaiement nous irons. Oui, nous irons. Nous adress’rons une supplique Afin qu’nos corps soient exposés, Soient exposés! Dans un musée pathologique, A la section des vérolés. (ter) |
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